« En 2006 ! une ignominie, une barbarie. (...) Je ne comprends pas qu'on tolère, qu'on fasse souffrir à ce point. Parce qu'ils n'ont pas le droit à la parole, qu'ils ne peuvent pas répondre, qu'ils ne peuvent pas se défendre. (...). Je ne peux pas vivre dans le monde dans ces conditions-là, je m'y refuse. » (RTL) 

Voilà un cri du coeur comme le Spectacle en aime. Il émane d'une certaine Corinne Touzet, comédienne. Evoque-t-elle ici la situation des centaines de milliers de bagnards qui moisissent dans quelque taule totalitaire et secrète, ou des centaines de milliers de réfugiés dans le monde, ou de ces Pakistanaises qui attendent la mort en prison parce qu'elles ont été violées et que seule la parole de l'homme fait foi (cf. Libération), ou peut-être, puisque c'est à nos portes, celle de nos prisonniers à nous, de plus en plus souvent condamnés à des peines exobitantes dans le soulagement général, et parfois à des conditions d'existence que nul ne tolérerait pour un chien perdu sans collier ? Eh bien non, je vous le donne en mille : ce n'est pas sur la condition humaine que pleure la comédienne au grand coeur, mais, précisément, sur la condition animale. Cela dit, on est bien content d'apprendre que l'héroïne de nos séries B "se refuse à vivre dans ces conditions-là". En contrepoint à la lecture de Jan Zabrana (voir plus haut), je trouve que ça a de la gueule.