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Fragments de souvenirs amoureux
Astrid de Larminat - Le Figaro littéraire, 30/11/2017
Lire l'article sur le site du Figaro

Voici un article qui me touche particulièrement.

D'abord il est écrit par Astrid de Larminat, que je ne connais pas mais qui donna en 2006, pour le Figaro littéraire déjà, un petit éloge de mon deuxième roman (aujourd'hui pratiquement introuvable), Et je dirai au monde toute la haine qu'il m'inspire. J'aime, bien sûr, ce continuum, cet arrière-plan de fidélité littéraire.

Ensuite et surtout, Astrid de Larminat pose sur les histoires contenues dans Il y avait des rivières infranchissables des mots pleins de justesse, qui je crois saisissent précisément les ambivalences que peut éprouver un garçon (enfant, adolescent, jeune adulte, toujours un peu novice) devant la découverte du sentiment amoureux et de son empire. Ils disent bien ce qui se joue à ce moment-là dans la construction encore incertaine de son être, son saisissement devant la douceur, la tendresse, l'altérité, sans rien omettre du conflit qu'il éprouve face aux injonctions d'une certaine masculinité.
Bref, je suis heureux que mon recueil ait pu être ainsi lu et compris.

Je cite enfin et seulement la chute de son article, car elle résonne spécialement chez moi qui, assez longtemps, me suis nourri de littérature parfois un peu édifiante, voire "engagée" : « [...] on se dit que la littérature, autrement mieux que les idées, agit sur le monde en donnant le goût de la délicatesse de coeur. » t