jeudi 5 février 2015

Retour à Strasbourg

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Après mon passage, en octobre dernier, à la librairie Ehrengarth, me voici donc à emprunter de nouveau les routes du Grand Est, cette fois-ci à l'invitation du Festival Ces Pages d'Amour, lequel festival, organisé par Cathy Michel et l'association BOOK 1, se tient du 10 au 14 février.

Entre autres et innombrables réjouissances,  j'y animerai, le jeudi 12, un atelier d'écriture, suivi d'une rencontre avec Isabelle Flaten, dont Les noces incertaines viennent de paraître aux Editions du Réalgar (rencontre à laquelle conbribuera également l'écrivain Eric Pessan).

Avis, donc, aux amis du Grand Est - voire aux baroudeurs impénitents !
Le site du Festival et le programme complet : c'est ici.

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samedi 10 janvier 2015

7 janvier 2015

 

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En mon âme si j'en ai une et en conscience assurément, je marcherai dimanche, comme je l'ai fait mercredi, pour simplement participer d'une émotion collective qui, dût-elle paraître puérile aux cyniques et aux revenus-de-tout, n'en est pas moins le terreau où se fabrique un peuple et qui lui permet de se reconnaître comme tel ; pour simplement témoigner, bon an mal an, de mon appartenance à une Idée, belle et complexe, de l'émancipation, de l'individu et de la liberté ; et (parce que tout espoir n'est pas permis) sous la seule banderole des cieux vides et incléments de l'avenir.

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jeudi 2 octobre 2014

Passage à Strasbourg (extrait vidéo)

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e lecteur trouvera ici un bref extrait vidéo de mon passage, le 26 septembre dernier, à la librairie Ehrengarth de Strasbourg, dans le cadre des "Bibliothèques idéales".

J'en profite pour remercier Cathy Michel, Dominique Ehrengarth et Hervé Weill de leur sens de l'hospitalité et de leur bienveillance.


Et toujours :
extraits, critiques et commande de
Ils marchent le regard fier
sur le site des Editions du Sonneur.

dimanche 28 septembre 2014

La critique littéraire : comment parle-t-on des livres d'hier à aujourd'hui ?

cliquer pour agrandir


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e Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges accueille cette semaine les 4èmes rencontres du CNL.

C'est dans ce cadre que, le dimanche 5 octobre, je participerai à une table ronde animée par Alexis Lacroix. En compagnie d'Arnaud Laporte, Bertrand Leclair, Michèle Gazier et Pierre Lepape, nous tâcherons de répondre à la question suivante  : La critique littéraire : comment parle-t-on des livres d'hier à aujourd'hui ?

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vendredi 19 septembre 2014

Mes vieux au regard fier iront jusqu'à Strasbourg

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AVIS AUX AMATEURS - OU AUX STRASBOURGEOIS

Dans le cadre des Bibliothèques idéales, et à l'invitation de la librairie Ehrengarth, je serai à Strasbourg ce vendredi 26 septembre.

J'aurai tout d'abord le plaisir de rencontrer les lecteurs de Ils marchent le regard fier et de discuter avec eux ; le débat sera animé par Hervé Weill. Dans la foulée, nous irons (tous) à la médiathèque de Neudorf pour (re)voir Le Chat, d'après Georges Simenon (adapté par Pierre Granier-Deferre, avec Simone Signoret et Jean Gabin), et conclure nos échanges.

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Enfin, c'est lors du même événement que sera officiellement remis, le lendemain à la médiathèque André-Malraux, le Goncourt de la Nouvelle à Nicolas Cavaillès, pour Vie de Monsieur Legat - éditions du Sonneur.

 

 

 

 

 

 

 


jeudi 12 juin 2014

A l'honneur de la revue CHIENDENTS


CHIENDENTS, une très jolie revue (reliée "à la chinoise"), me fait l'honneur de son 49è numéro, titré L'éloignement du monde.

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En plus d'un long entretien avec Stéphane Beau, que je remercie très vivement d'avoir eu l'idée et l'envie de ce numéro, Vincent Monadé (président du Centre National du Livre), Jean-Claude Lalumière et Bertrand Redonnet (qui en touche deux mots ici), tous deux écrivains, m'ont fait l'amitié de se livrer à cet exercice toujours difficile, et parfois douloureux, du panégyrique... C'est peu dire que leur témoignage me va droit au coeur.

Publié sous le pavillon des éditions du Petit Véhicule, celles ou ceux qui éprouveraient de la curiosité peuvent le commander directement en ligne (4€), ou en téléchargeant ce bulletin_de_commande.

 

 

Site des éditions du Petit Véhicule

dimanche 23 mars 2014

Le couple : quelles nouvelles ? (Collectif)

Nouvelles du couple (sous la direction de Samuel Dock) - Editions France-Empire - Mars 2014
Plus d'informations ici, sur le site de l'éditeur


Samuel Dock a eu la grande gentillesse de me convier à participer, sous sa direction, à un joli projet littéraire : l'exploration du couple - et, à travers lui bien sûr, de l'amour... Existe-t-il thème plus rebattu, il est loisible d'en douter. Mais c'est bien sûr ce qui en fait le sel : il ne s'agit pas tant de dire du neuf (qui pourrait se vanter d'apporter quelque lumière un peu originale sur l'amour ?), que de trouver sa propre manière de le dire.

Je m'y suis essayé, donc, avec un texte simplement intitulé : Ce jour-là.
Dont voici les toute premières phrases... :

Nouvelles du couple

 

Quand il l’avait vue sauter, son sang n’avait fait qu’un tour. Parfois il y repense, se dit : c’est l’amour peut-être qui déjà était là, mais oui, c’est ça, c’était peut-être bien déjà de l’amour. Il le lui avait dit, plus tard, un jour, que ce qui l’avait conduit à sauter, ce jour-là, il pense que c’était déjà de l’amour ; et pas seulement un geste secourable, pas seulement un acte de conscience, un bon réflexe ou quelque chose comme ça. Tu comprends ? Naturellement, elle répondit ce que chacun aurait répondu : comment aurais-tu pu m’aimer alors que tu ne savais pas qui j’étais ? Et bien sûr il s’embrouillait dans ses explications. D’ailleurs il le sait bien qu’on ne peut fonder aucune certitude sur l’intime conviction, pas plus qu’il ne suffit de dire que le soleil est jaune ou que la poire est juteuse pour que l’un et l’autre le soient vraiment – aussi bien, on aurait parfois envie de dire l’inverse, que la poire est jaune et le soleil juteux, c’est bien la preuve que. N’importe, pour lui, dans sa tête, les choses étaient claires : c’est parce qu’il l’aimait déjà qu’il avait sauté. Ce qui bien sûr ne signifie pas qu’il n’aurait pas sauté pour une autre qu’elle : juste que, dans ce cas-ci, c’est pour ça qu’il avait sauté. Parce qu’il l’aimait. Et c’est ce qu’il lui dit chaque fois qu’ils se remémorent l’événement : parce que je t’aimais.


Liste des auteurs : Alain Vircondelet, Valérie Bonnier, Samuel Dock, Jérôme-Arnaud Wagner, Hafid Aggoune, Marc Villemain, Marie Plessis, Erwin Zirmi, Bérénice Foussard-Nakache, Rebecca Wengrow, Stéphaniel Le Bail, Lélie Clavérie, Olivier Fernoy.

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mardi 12 novembre 2013

Ils marchent le regard fier... jusqu'à Bourg-en-Bresse

 

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, Burgiennes, autrement dit habitants de Bourg-en Bresse, je serai chez vous le vendredi 15 et le samedi 16 novembre prochains, invité par la librairie du théâtre Lydie Zannini.

- Au programme du vendredi : rencontre, au théâtre Artphonème de 19 h à 21 h, pour évoquer mon activité d'éditeur aux Editions du Sonneur et pour parler de mon dernier roman, Ils marchent le regard fier.

- Au programme du samedi : signature à la librairie du Théâtre pendant une bonne partie de la journée.

A bon entendeur...!

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mercredi 10 avril 2013

Over the Channel

 

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J'AI eu le privilège, au cours des dix-huits mois qui viennent de s'écouler, d'avoir été choisi pour acompagner neuf structures culturelles françaises et britanniques engagées dans la création et la diffusion des arts de la rue, répondant à un projet européen transfrontalier appelé ZEPA (pour Zone Européenne de Projets Artistiques.)

Une compagnie française, Générik Vapeur, et une compagnie galloise, NoFit State Circus, ont été associées afin de mettre sur pieds deux spectacles de grande envergure baptisés Waterlitz et Barricade. Ces deux productions ont été conçues à travers des étapes d'immersion des artistes dans les paysages et avec la population des territoires couverts par le ZEPA. De Brest à Great Yarmouth en passant par Brighton, Amiens et Loos-en-Gohelle, Winchester, Southampton et Sotteville-lès-Rouen, les rives du Channel sont ainsi devenues un espace d'échanges artistiques et culturels hors du commun, impliquant pas moins de soixante compagnies et de très nombreux habitants.

Parallèlement à l'écrivain et journaliste britannique John Ellingsworth, j'ai donc suivi les étapes de création et les rencontres qu'occasionnèrent ces deux aventures transfrontalières. Lui et moi les racontons donc, chacun à sa manière, dans Over the Channel, ouvrage bilingue paru aux Editions de l'Entretemps. Au-delà de nos textes respectifs, c'est un très beau livre, qu'enrichissent une iconographie éloquente et des témoignages de publics, d'artistes ou d'acteurs des neuf régions impliquées. Fabien Persil offre un contrepoint dessiné sur la manifestation hivernale du Fish & Chips, devenue, avec le festival Out There, emblématique de cette aventure européenne et transmanche.

Le texte que j'ai rédigé à cette occasion est intitulé Le retour de l'enfant de la voltige. Il sera en ligne sur ce blog dans quelques semaines.

OVER THE CHANNEL / Artistes et publics transmanche
Direction : Claudine Dussolier
Auteurs : John Ellingsworth & Marc Villemain
Collection : Carnets de rue / 23 x 27 cm / 160 pages / 25 euro.

Je remercie particulièrement Mathilde Vautier, coordinatrice générale du projet ZEPA,
qui m'a accompagné tout au long de cette expérience.

En librairie, ou directement ici, sur le site des Editions de l'Entretemps.

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au spectacle de Generik Vapeur (août 2012)

 

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lundi 14 janvier 2013

Lettre à ma mer

A_vous_de_lireTexte rédigé dans le cadre de l'opération À vous de lireédition 2011, consacrée au thème de "la Correspondance".


 

Lettre à ma mer

Tu ne t’en souviens pas, tu avais sur tes bords bien trop à faire déjà : trop de fruits à materner, trop de rouleaux à étendre jusqu’à l’étale, trop de trompettes, tritons et autres buccins à surveiller, taquineurs de modernes Néréides et autres nymphes qui, les beaux jours venus, courent d’un rire unanime s’ébrouer dans ta fraîche naïade. Tu ne te souviens pas de mes cercueils de sable, de mes peurs engluées au genou, de mes pieds écorchés à l’écorce de tes roches ou à l’entaille de tes moules, des larmes sèches sur ma chair à méduses, des radeaux que j’improvisais dans le carton du caprice des dieux ou des boîtes à lait, de mes paniers de vase où s’étranglaient tes crevettes, tes bigorneaux, tes palourdes, mes premiers animaux. Tu ne te souviens pas de tes soles qui sanctifiaient mes vendredis. Tu ne t’es sans doute pas même aperçue de l’ombrageux baiser que je reçus à l’abri de tes volets buissonneux. Ni de mes langueurs, à ton ponant, lorsqu’au jour mort enfin tu te décidais à coucher le soleil dans ton lit. Pas plus que tu ne sais le nom de ces hommes de l’aube qui s’en vont mariner dans ton orbe à s’en faire craquer le cœur, et la désespérante énergie où ils sont tenus d’endeuiller l’abysse : ils rentreront leurs crevasses au port et s’en iront apaiser le sel de leur colère auprès de quelques chimères infidèles, rêvant d’arracher à Poséidon son empire ; au cireux silence de leur fatigue seul répond le piaffement de la chair qui s’obstine et barbote, les branchies asphyxiées, l’écaille violette et sautillante sur la maille des grands filets ou le caoutchouc des bottes posées là. Tu n’as pas idée, Mer, de l’aigreur de tes bouchots, où l’air vient recharger sa puanteur douce et mélancolique. Tu n’as pas idée de ce que tu fais aux hommes parce que tu n’as d’égards que pour toi-même : tu te crois souveraine. Si j’osais. Si j’osais, Mer, je te dirais que n’est pas aimée celle qui force à l’amour. Que le cœur des hommes est comme la rose des vents, qu’il n’est de directions qu’ils ne sauraient prendre. Tu te crois galonnée des millénaires, eh, quoi ! nous sommes, nous autres, capitaines, amiraux ou simples matelots, d’une épopée autrement vaillante. Je te dirais que ton empire t’a été donné quand il nous faut, à nous, en faire conquête : tu n’es qu’une fille à Papa.

Suis-je à te contempler sur tes flancs ? N’est-ce pas toi, plutôt, qui frémis de me prendre et geins de ne le pouvoir ? Car fière-à-bras avec ça, qui fait donner la houle et la contre-houle, et fend la vase à coups de lames comme on le ferait d’un brouillard au couteau ! Tu bombes le torse comme une petite jeune, bouffie d’orgueil et griffes dehors : déluge de pacotille – pauvre gadoue. Oui, Mer, c’est moi, là, qui te contemple : on contemple ce que l’on domine, ce à quoi l'on peut toujours dire non. À quand, Mer, remonte notre dernier colloque ? À quelle enfance ? Mais peut-être n’avons-nous jamais cessé, toi, moi, de nous épier, d’épier nos valves respectives, toi et ton clapot mécanique, toi contre le clapet des hommes que tu n’auras donc pas le pouvoir de fermer et qui continuera de te dire, qualifier, nommer – par notre indifférence, te faisant plus indistincte. Tu n’es qu’une vaste baignoire où trempent nos orteils joueurs et nos pieds las de tant d’arpents ; un pauvre baquet d’eaux mortes où s’asperge le vivant.

Ma vie est ce modeste rafiot que tu soulèves et chavires aux orages de tes hystéries. Mais, vois-tu, là est ma force : je sais me glisser dans ton sillage et le lit du vent, je sais manœuvrer les rames qui te prendront à contresens et crocheter l’ancre et choisir de guerroyer ou de virer de bord – ce qui est toujours décider. Tu fus belle autrefois, lorsqu’en toi je jetais mes bouées et lançais mes filets, lorsque tu permettais que je m’endorme au sable de tes flancs, à mes oreilles susurrant tes comptines et déposant sur mes blondes tempes tes baisers salés, ta caressante écume. Tu fus belle, oui, Mer, quand je pouvais jouer encore de tes nœuds sans crainte de me voir entraîné dans tes chevelures : en toi encore j’avais pied. Maintenant, de toi je ne vois plus que les rides – et de tes soubresauts je n’infère plus que folie. À tes abords je me sentais pirate : il fallut bien me saborder, et c’est à d’autres abordages que je me consacre désormais, auxquels tu n’entends rien.

Console-toi, pourtant. Il y a, là-bas, dans ces parages où tu endors ton indolence et viens chaque soir te reclure sur tes ombrages, un petit village où l’on songe à toi comme à une vieille femme que l’on aima jadis, une vieille à peau grise et lèvres humides que, par tradition sans doute, l’on persiste à choyer, à servir, et où l’on continue, nous autres, à s’endormir contre toi, tout contre.

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