vendredi 14 mars 2014

Les cloîtres de la liberté : chronique moratoire, 3


Une troisième chronique moratoire pour Le Salon Littéraire : Les cloîtres de la liberté.

Aujourd'hui, il est question de la difficulté d'être un chroniqueur (un vrai, je veux dire...), du rôle que joue la connaissance dans notre (in)capacité commune à porter un regard sur le monde, et puis, last but not least, de Paul Valéry... Pour lire, cliquer sur l'image.

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vendredi 28 février 2014

Un train, des rails : Chronique moratoire, 2


Roland Devolder - Représentation


Un train, des rails : c'est le titre de ma deuxième chronique moratoire publiée ce jour sur Le Salon Littéraire - et ce sera comme ça un vendredi sur deux.

Il y est question d'un désir très puissant de s’installer peinard en bordure de champ et de regarder les trains passer... A lire ici.

 

 

 

 

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vendredi 14 février 2014

Chroniques moratoires sur le Salon littéraire


Mes très magnanimes lecteurs apprécieront peut-être d'apprendre que Le Salon Littéraire, qu'anime l'écrivain Joseph Vebret, m'a convié à y tenir chronique.

La chose se produira donc tous les quinze jours, un vendredi sur deux, sous le titre de Chroniques moratoires.

Lesquelles chroniques j'inaugure aujourd'hui même avec un texte intitulé La bataille de Solferino et le temps du monde fini.

Pour y accéder : cliquer sur l'image

Tableau : Roland Devolder

 

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mardi 12 novembre 2013

Ils marchent le regard fier... jusqu'à Bourg-en-Bresse

 

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, Burgiennes, autrement dit habitants de Bourg-en Bresse, je serai chez vous le vendredi 15 et le samedi 16 novembre prochains, invité par la librairie du théâtre Lydie Zannini.

- Au programme du vendredi : rencontre, au théâtre Artphonème de 19 h à 21 h, pour évoquer mon activité d'éditeur aux Editions du Sonneur et pour parler de mon dernier roman, Ils marchent le regard fier.

- Au programme du samedi : signature à la librairie du Théâtre pendant une bonne partie de la journée.

A bon entendeur...!

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mercredi 10 avril 2013

Over the Channel

 

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J'AI eu le privilège, au cours des dix-huits mois qui viennent de s'écouler, d'avoir été choisi pour acompagner neuf structures culturelles françaises et britanniques engagées dans la création et la diffusion des arts de la rue, répondant à un projet européen transfrontalier appelé ZEPA (pour Zone Européenne de Projets Artistiques.)

Une compagnie française, Générik Vapeur, et une compagnie galloise, NoFit State Circus, ont été associées afin de mettre sur pieds deux spectacles de grande envergure baptisés Waterlitz et Barricade. Ces deux productions ont été conçues à travers des étapes d'immersion des artistes dans les paysages et avec la population des territoires couverts par le ZEPA. De Brest à Great Yarmouth en passant par Brighton, Amiens et Loos-en-Gohelle, Winchester, Southampton et Sotteville-lès-Rouen, les rives du Channel sont ainsi devenues un espace d'échanges artistiques et culturels hors du commun, impliquant pas moins de soixante compagnies et de très nombreux habitants.

Parallèlement à l'écrivain et journaliste britannique John Ellingsworth, j'ai donc suivi les étapes de création et les rencontres qu'occasionnèrent ces deux aventures transfrontalières. Lui et moi les racontons donc, chacun à sa manière, dans Over the Channel, ouvrage bilingue paru aux Editions de l'Entretemps. Au-delà de nos textes respectifs, c'est un très beau livre, qu'enrichissent une iconographie éloquente et des témoignages de publics, d'artistes ou d'acteurs des neuf régions impliquées. Fabien Persil offre un contrepoint dessiné sur la manifestation hivernale du Fish & Chips, devenue, avec le festival Out There, emblématique de cette aventure européenne et transmanche.

Le texte que j'ai rédigé à cette occasion est intitulé Le retour de l'enfant de la voltige. Il sera en ligne sur ce blog dans quelques semaines.

OVER THE CHANNEL / Artistes et publics transmanche
Direction : Claudine Dussolier
Auteurs : John Ellingsworth & Marc Villemain
Collection : Carnets de rue / 23 x 27 cm / 160 pages / 25 euro.

Je remercie particulièrement Mathilde Vautier, coordinatrice générale du projet ZEPA,
qui m'a accompagné tout au long de cette expérience.

En librairie, ou directement ici, sur le site des Editions de l'Entretemps.

Generik Vapeur BrestA Brest, la foule des grands soirs se presse pour assister
au spectacle de Generik Vapeur (août 2012)

 

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lundi 14 janvier 2013

Lettre à ma mer

A_vous_de_lireTexte rédigé dans le cadre de l'opération À vous de lireédition 2011, consacrée au thème de "la Correspondance".


 

Lettre à ma mer

Tu ne t’en souviens pas, tu avais sur tes bords bien trop à faire déjà : trop de fruits à materner, trop de rouleaux à étendre jusqu’à l’étale, trop de trompettes, tritons et autres buccins à surveiller, taquineurs de modernes Néréides et autres nymphes qui, les beaux jours venus, courent d’un rire unanime s’ébrouer dans ta fraîche naïade. Tu ne te souviens pas de mes cercueils de sable, de mes peurs engluées au genou, de mes pieds écorchés à l’écorce de tes roches ou à l’entaille de tes moules, des larmes sèches sur ma chair à méduses, des radeaux que j’improvisais dans le carton du caprice des dieux ou des boîtes à lait, de mes paniers de vase où s’étranglaient tes crevettes, tes bigorneaux, tes palourdes, mes premiers animaux. Tu ne te souviens pas de tes soles qui sanctifiaient mes vendredis. Tu ne t’es sans doute pas même aperçue de l’ombrageux baiser que je reçus à l’abri de tes volets buissonneux. Ni de mes langueurs, à ton ponant, lorsqu’au jour mort enfin tu te décidais à coucher le soleil dans ton lit. Pas plus que tu ne sais le nom de ces hommes de l’aube qui s’en vont mariner dans ton orbe à s’en faire craquer le cœur, et la désespérante énergie où ils sont tenus d’endeuiller l’abysse : ils rentreront leurs crevasses au port et s’en iront apaiser le sel de leur colère auprès de quelques chimères infidèles, rêvant d’arracher à Poséidon son empire ; au cireux silence de leur fatigue seul répond le piaffement de la chair qui s’obstine et barbote, les branchies asphyxiées, l’écaille violette et sautillante sur la maille des grands filets ou le caoutchouc des bottes posées là. Tu n’as pas idée, Mer, de l’aigreur de tes bouchots, où l’air vient recharger sa puanteur douce et mélancolique. Tu n’as pas idée de ce que tu fais aux hommes parce que tu n’as d’égards que pour toi-même : tu te crois souveraine. Si j’osais. Si j’osais, Mer, je te dirais que n’est pas aimée celle qui force à l’amour. Que le cœur des hommes est comme la rose des vents, qu’il n’est de directions qu’ils ne sauraient prendre. Tu te crois galonnée des millénaires, eh, quoi ! nous sommes, nous autres, capitaines, amiraux ou simples matelots, d’une épopée autrement vaillante. Je te dirais que ton empire t’a été donné quand il nous faut, à nous, en faire conquête : tu n’es qu’une fille à Papa.

Suis-je à te contempler sur tes flancs ? N’est-ce pas toi, plutôt, qui frémis de me prendre et geins de ne le pouvoir ? Car fière-à-bras avec ça, qui fait donner la houle et la contre-houle, et fend la vase à coups de lames comme on le ferait d’un brouillard au couteau ! Tu bombes le torse comme une petite jeune, bouffie d’orgueil et griffes dehors : déluge de pacotille – pauvre gadoue. Oui, Mer, c’est moi, là, qui te contemple : on contemple ce que l’on domine, ce à quoi l'on peut toujours dire non. À quand, Mer, remonte notre dernier colloque ? À quelle enfance ? Mais peut-être n’avons-nous jamais cessé, toi, moi, de nous épier, d’épier nos valves respectives, toi et ton clapot mécanique, toi contre le clapet des hommes que tu n’auras donc pas le pouvoir de fermer et qui continuera de te dire, qualifier, nommer – par notre indifférence, te faisant plus indistincte. Tu n’es qu’une vaste baignoire où trempent nos orteils joueurs et nos pieds las de tant d’arpents ; un pauvre baquet d’eaux mortes où s’asperge le vivant.

Ma vie est ce modeste rafiot que tu soulèves et chavires aux orages de tes hystéries. Mais, vois-tu, là est ma force : je sais me glisser dans ton sillage et le lit du vent, je sais manœuvrer les rames qui te prendront à contresens et crocheter l’ancre et choisir de guerroyer ou de virer de bord – ce qui est toujours décider. Tu fus belle autrefois, lorsqu’en toi je jetais mes bouées et lançais mes filets, lorsque tu permettais que je m’endorme au sable de tes flancs, à mes oreilles susurrant tes comptines et déposant sur mes blondes tempes tes baisers salés, ta caressante écume. Tu fus belle, oui, Mer, quand je pouvais jouer encore de tes nœuds sans crainte de me voir entraîné dans tes chevelures : en toi encore j’avais pied. Maintenant, de toi je ne vois plus que les rides – et de tes soubresauts je n’infère plus que folie. À tes abords je me sentais pirate : il fallut bien me saborder, et c’est à d’autres abordages que je me consacre désormais, auxquels tu n’entends rien.

Console-toi, pourtant. Il y a, là-bas, dans ces parages où tu endors ton indolence et viens chaque soir te reclure sur tes ombrages, un petit village où l’on songe à toi comme à une vieille femme que l’on aima jadis, une vieille à peau grise et lèvres humides que, par tradition sans doute, l’on persiste à choyer, à servir, et où l’on continue, nous autres, à s’endormir contre toi, tout contre.

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dimanche 28 octobre 2012

L'écrivain, la peintre et le comédien : un soir au Sonneur

moi-ma-vie-son-oeuvre-200x100-251012-webLes Editions du Sonneur affichaient complet, jeudi dernier, lors de la soirée organisée autour du premier roman de François Blistène, Moi, ma vie son oeuvre.

Tandis que Michelle Auboiron donnait en peinture son écho personnel au livre (avant de mettre la toile en jeu lors d'une tombola), Claude Aufaure, avec la verve qu'on lui connaît, en lisait quelques extraits.

Vous pouvez ci-dessous visionner le bref mais très ingénieux montage réalisé par Charles Guy en souvenir de cette soirée.

     Liens :

     - François Blistène aux Editions du Sonneur ;

     - Le site de Michelle Auboiron et Charles Guy.

 

 

dimanche 2 septembre 2012

Le Salon Littéraire / L'Anagnoste

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andis que l'Anagnoste fait peau neuve en ouvrant ses portes à l'écrivain Romain Verger, qui dès lors officiera aux côtés d'Eric Bonnargent et moi-même, Joseph Vebret, qui a donc mis fin à l'aventure du Magazine des Livres après six années d'existence, lance un nouveau magazine, en ligne cette fois-ci, mais tout aussi voire plus ambitieux encore : Le Salon Littéraire.

Encore largement en construction, son panier n'en est pas moins déjà joliment garni : allez donc y jeter un oeil...


- Ici, l'adresse du Salon.

- , celle du blog personnel de Romain Verger.

- enfin, mais vous la connaissez, celle de l'Anagnoste.

 

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vendredi 25 mai 2012

Claude Aufaure lit Anaïs ou les Gravières

 

Image 4Anaïs ou les Gravières, ce dixième roman de Lionel-Edouard Martin que j'ai l'honneur de pouvoir publier pour le compte des éditions du Sonneur, poursuit son bonhomme de chemin et conquiert chaque jour de nouveaux lecteurs.

Parmi eux, l'un des plus grands : Claude AUFAURE, qui a donc tenu à témoigner de son bonheur de lecture. C'était hier soir, à la librairie Gallimard, à Paris. L'assemblée fut conquise ; on comprend pourquoi en visionnant ce court extrait.


Claude Aufaure lit "Anaïs ou les Gravières", de Lionel-Edouard Martin

mardi 21 février 2012

A bâtons rompus avec Eric Bonnargent - Cid Errant Production -

L'été dernier, au tout début du mois d'août, se tenait le festival littéraire organisé par l'association Lectures vagabondes, sise dans l'Hérault, dans les vallées de l'Orb, de la Mare et du Jaur, du côté de Lamalou-les-Bains et Villemagne-l'Argentière.

Franck-Olivier Laferrère et Virginie Vaylet, à la tête de Cid Errant Prod, ont profité de cette bucolique occasion pour susciter un échange entre Eric Bonnargent, mon coreligionnaire du blog L'Anagnoste, et moi-même.

Voici donc la trace filmée de cette rencontre. Cela vaut ce que cela vaut : c'est l'été, les esprits papillonnent, à côté de nous un producteur de vin installe son stand... Paroles impromptues, donc, mais excellent souvenir.


Entretien croisé Marc Villemain-Eric Bonnargent