28 octobre 2006
La mort est dans le décor
Elle ne se moque que de sa mort ; je crois même qu'elle l'attend - que, parfois, elle la désire. Elle ne tient, ou plutôt ne consent à vivre que pour nous, pour une poignée d'entre nous dont elle devine, même si cela lui est informulable, ou pénible, que l'existence, sans elle, perdrait de son sens et de son valeur. Notre aptitude à vivre, à rire, semble ne pouvoir se déployer que dans l'auréole de son existence gracieuse, même si l'existence pour elle n'induit ni ne charrie aucun bonheur ni félicité - comme si la mélancolie qui s'empara d'elle dès l'enfance et la poursuit jusqu'au plus haut de ses jours nous obligeait à surjouer notre rôle dans notre propre bonheur.
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