Cinéma : Que ma volonté soit faite - Julia Kowalski
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Je m'étais attendu à être plus rudement saisi, mais si tout n'est peut-être pas complètement abouti, le cinéma de Julia Kowalski a le mérite, en plus de s'écarter du sentimentalisme édifiant qui pullule sur les écrans, d'aller fouiller dans ce que nous enfouissons (le désir, la part mystique et/ou monstrueuse de la sexualité, une certaine violence ontologique, la perspective de la mort) sans être jamais un cinéma de procureur. C'est âpre, rugueux, peu aimable, et plein d'une rage qui, pourtant, ne va pas sans une intime et très délicate envie de paix. Et certaines séquences nous resteront, c'est certain. Quant à la toute jeune Maria Wróbel, au regard si clair et aux traits si fermes, elle est saisissante.
Que ma volonté soit faite, de Julia Kowalski